JOUR 4 : VIENNOISERIES ET MUSÉE DU LUXEMBOURG

SAMEDI 5 MARS 2011
 
C'est samedi. Il fait beau et frais, je sors acheter quelques petites gâteries pour notre petit déj à François et moi; il est en congé aujourd'hui, on prend ça plus relax.

Ma quête m'amène plus loin que prévu car la boulangerie/pâtisserie où j'arrête habituellement est inexplicablement fermée. Je pousse la balade plus au nord, repérant ici et là des promeneurs, baguettes sous le bras : c'est bon signe... J'aperçois enfin l'enseigne d'une boulangerie, déjà très fréquentée à cette heure matinale. Le choix est vaste mais j'y vais pour des valeurs sûres...
























De retour à l'appartement, François m'attend avec du bon café déjà tout prêt pour accompagner ma récolte appétissante à souhait : croissant aux amandes, abricotine, danoise aux raisins secs et baguette. Soupir de contentement.

La question du petit déjeuner étant réglée, je me prépare pour ma randonnée d'aujourd'hui : rien de très compliqué, je vais aux Jardins du Luxembourg et plus particulièrement au musée du même nom où l'on présente Cranach et son temps, une exposition qui me semble prometteuse. Cranach est l'un des plus grands artistes allemands de la Renaissance, et avant de trouver l'annonce de cette exposition sur le net, j'avoue que son nom m'était jusqu'alors inconnu... Je suis intriguée et j'ai hâte de voir de quoi il en retourne.



Effectivement, les oeuvres présentées - majoritairement celle de Cranach mais aussi celles de plusieurs de ses contemporains du début 16e siècle, tel Albrecht Dürer - sont d'une grande qualité, et constituent le reflet d'une époque particulièrement intéressante dans l'histoire de l'art : celle où l'art, toujours très religieux, se met aussi à revêtir une importance politique non négligeable. Le nu artistique fait son apparition, la palette des peintres s'éclaircie. J'ai beaucoup apprécié.

Au sortir de l'expo, la lumière de 16 heures caresse les arbres du parc de fort belle façon. Les couleurs sont plus vives et prennent des reflets dorés, tout invite à la photographie. Je me promène parmi les arbres et les hommes, croquant au passage tout ce qui me fait envie : le palais du Luxembourg, les enfants au jardin, les crocus jaunes et mauves, les feuillus encore dénudés.







De l'autre côté du parc, à la sortie, j'aperçois une pâtisserie où l'on vend des macarons, ces assemblages de meringues et ganaches aux différents parfums. J'en achète un assortiment de 3 saveurs : pistache, caramel de petit lait et café.




Je déguste mon précieux butin en marchant d'un pas tranquille vers le Panthéon, que je prends en photo de plusieurs angles différents. Puis je déambule vers la place de la Contrescarpe; au milieu des fêtards et des touristes, un SDF dort dans son sac de couchage à la couleur passée, imperméable à l'action tout autour. En fait, son entourage semble lui aussi imperméable à sa présence.
















































Les sans-abris sont légions dans Paris; la plupart des gens les ignorent... ils sont si nombreux, que faire? Ce problème semble avoir pris des proportions qui échappent au contrôle, qui le mette pratiquement hors de portée de tout espoir raisonnable de solution...
























Je passe devant le resto Heureux comme Alexandre (voir Jour 2) que je photographie;  je reprends finalement le métro Place Monge pour retourner enfin dans mon quartier de résidence temporaire.



Je suis seule pour souper ce soir. François est parti jouer au roller-hockey à quelques heures de Paris et ne revient pas coucher. J'en profite pour faire quelques emplettes pour le souper de demain : ici, il faut être prévoyant car à part les marchés publics, pratiquement tout est fermé le dimanche. J'achète presque tout ce qu'il faut pour cuisiner un poulet aux oignons, lardons et à la moutarde de Meaux; le reste, j'ai bien l'intention de le trouver demain lors d'une balade au marché des Batignolles, tout près d'ici.

Je connais un coquet petit bistro tout près d'ici : le Petit Villiers, où je vais me sustenter d'une entrée de chèvre chaud sur croûton et lit de verdure, suivi d'un confit de canard et pommes fines à l'ail, et de gelato au citron vert et à la fraise. La serveuse, charmante, pense que je travaille pour Air Canada. C'est la première fois qu'on me prend pour une hôtesse de l'air.

Je reviens à l'appartement le pas léger, l'estomac un peu moins. Belle journée, belle soirée.

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