DIMANCHE 6 MARS 2011
AM : EMPLETTES AU MARCHÉ DES BATIGNOLLES
C'est jour de marché le dimanche : dès 8 heures, les Parisiens vont faire leurs emplettes de produits frais dans les différents marchés, couverts ou non. Le marché le plus près d'ici est celui des Batignolles, tout à côté du petit parc du même nom, et c'est là que je me dirige en ce beau matin dominical. Une petite marche d'une vingtaine de minutes, tout au plus.
Toujours très présent, le soleil embellit la nature du square des Batignolles; des crocus et des jonquilles jonchent le sol, les arbres bourgeonnent à qui mieux mieux, les oiseaux piaillent et s'élancent d'une branche à l'autre en un ballet complexe. Quelques joggeurs matinaux ainsi qu'un papi avec son petit fils occupent le parc. Tout respire le calme, un bonheur tranquille règne sur le parc.
Les cloches d'une église à proximité font dévier mon parcours. Curieuse, je me dirige vers l'édifice religieux, où quelques fidèles se pressent pour ne pas rater le début de l'office.
Au marché, c'est aussi plutôt calme lors de mon arrivée; j'ai le temps de faire le tour des différents étals, de planifier quelques achats en toute quiétude. Puis c'est l'arrivée en bloc des habitants du quartier, ça grouille d'activité, les marchands interpellent les clients : «Il est bon mon gigot d'agneau! Tout bio tout frais!», «Allez ma p'tite dame, qu'est-ce que je vous sers aujourd'hui?», «Tenez, goûtez-moi ce thé libanais», «Quelques belles tomates, avec ça?»...
Je repars avec de beaux haricots verts, du baba ganoush fait maison, des pains libanais tout frais, des tomates cerises sur la grappe d'Italie, et du riz basmati.
À mon second passage dans le parc des Batignolles, les familles ont investi les lieux; ce n'est plus seulement un papi et son petit-fils qui jouent dans le carré de sable, c'est 14 enfants avec les parents et les grands-parents tout autour. Les petits courent après les canards de l'étang, de nombreux chiens promènent leurs maîtres en trottant ici et là, les joggeurs sont maintenant très nombreux.
Ce matin, il fait bon vivre au square des Batignolles.
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PM : PROMENADE DANS LES MARAIS
Sortie métro St.-Paul, direction rue des Rosiers.
On dirait que le tout Paris s'est donné rendez-vous en face de l'As du Fallafel : c'est littéralement noir de monde. Je me place dans la file déjà bien gonflée d'une trentaine de personnes, et comme je suis seule, très rapidement on me trouve une place à l'intérieur.
Aussitôt assise, j'ai le menu entre les mains; mais ici, point d'hésitation : on vient à l'As pour le fallafel spécial végétarien, un autre de ces pitas gigantesques, dégoulinants, savoureux comme c'est pas permis. Le gentil jeune homme - ils sont une méchante gang dans le resto (et apparté : plusieurs sont suffisamment mignons pour travailler à l'accueil chez Abercrombie & Fitch, certains en ont déjà la dégaine et le vêtement) - me propose des frites; ô gourmandise j'accepte, et demande aussi un coca - pause alcool si je veux tenir la semaine. En un rien de temps, le festin est étalé sous mes yeux, qui sont les premiers à se régaler. C'est tellement bon... Avant de sauter allègrement sur mon sandwich, je le prends en photo en pensant à mon chum qui adore ce truc...
Ça roule, ça roule... Les gens entrent et sortent à une allure folle. Je quitte le resto repue, et pas vraiment étonnée de voir que la file est maintenant double (gauche et droite) et que plus de cent personnes attendent d'être admises au paradis du Fallafel.
Histoire de faire passer le repas, je marche longuement au soleil. Je fais un premier arrêt à la Place des Vosges, un superbe carré architectural construit à l'origine pour le roi Henri IV et habité en dernier par Louis XIV, juste avant qu'il ne déménage à Versailles; faut croire qu'il avait besoin de plus d'espace...
Au sortir de la place, je croise une bande de musiciens russes, dont le nom de groupe est Cabaret slave (on peut les entendre sur ce lien) qui ont élu domicile sur la rue des Franc-Bourgeois. Leur musique est originale, entraînante, d'excellents musiciens vraiment... Je fais quelques clichés et laisse quelques pièces dans le panier.
Un peu dépassé l'Hôtel de Ville de Paris, je fais une pause-café sur une terrasse en bordure du quai de la Mégisserie; il fait bon s'arrêter, s'allonger les jambes, écrire un peu. Les yeux fermés, j'absorbe la chaleur des rayons de mars qui sont un peu plus insistants aujourd'hui.
De retour à ma promenade, je réalise avec surprise que la plupart des commerces sur la rue du Quai de la Mégisserie sont soit des animaleries, soit des fleuristes/mini-centres-jardins, et en ce beau dimanche ils sont visités par des dizaines de jeunes familles qui les fréquentent comme on fréquente un musée. Particulier! J'entends des enfants demander qui un poussin, qui un chaton, qui un lézard...
Je continue de marcher et j'ai de l'ambition : j'ai l'intention de me rendre à pied jusqu'à l'Arc de Triomphe. Sur mon chemin, je croise l'Église Saint-Germain-l'Auxerrois, le Louvre et sa magnifique pyramide - je fais partie de ceux qui aiment -, le jardins des Tuileries, la place de la Concorde, les platanes du début des Champs-Élysées, puis les grands magasins des Champs-Élysées, et finalement l'Arc, triomphant au bout de ma route.
Mission accomplie : je peux rentrer à l'appartement, où je cuisinerai du poulet aux oignons, lardons et moutarde de Meaux, des haricots frais et du riz basmati.
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