J'y suis déjà allée deux fois, mais il y a de cela un certain temps; je pense que je suis due pour une dose de décor royal, de somptuosité rococo et de jardins gigantesques. Château de Versailles, me voici.
Je n'ai jamais eu à faire la file pour entrer au château, et malgré l'insistance de François qui me conseille d'acheter mon billet à l'avance sur le net, je décide quand même de partir sans l'avoir fait. Mal m'en prit, car j'ai dû faire deux files : l'une pour acheter le billet - plutôt raisonnable, une quinzaine de minutes seulement - et l'autre pour entrer sur le site - celle-là plus importante, un bon 30 minutes. N'empêche que ça ne bat pas mon record personnel d'attente, j'ai nommé les Musées du Vatican : 1h30 d'une file qui avançait à la vitesse d'un escargot (voir ce lien sur mon blog italien).
Mais il fait beau, et le mercure est un peu plus doux que lors de mes premières journées ici; l'attente se passe bien, la file de 150 mètres diminue rapidement. Je profite de l'attente pour prendre quelques clichés d'ensemble, je bidouille sur mon iPod touch.
Je commence par l'exposition temporaire intitulée Sciences & Curiosités à la Cour de Versailles : j'en ai vu un espèce de making of sur le sit web du château et j'en espère beaucoup. Finalement, l'exposition est intéressante mais n'est pas la prouesse technologique à laquelle je m'attendais. Photos interdites, donc si vous avez envie d'un peu de visuel, vous pouvez cliquer sur le lien ci-haut...
Puis je vais visiter les appartements de la cour. Il y a beaucoup, beaucoup de monde, et je deviens un peu impatiente, alors je passe vite; c'est quand même ma troisième visite, je ressens moins le besoin de m'attarder. Je passe un peu plus de temps dans la salle des Glaces, l'espace le plus saisissant du château. Je prends aussi un gros plan de l'énorme tableau intitulé «Le sacre de Napoléon 1er», par le peintre Jacques Louis David, dont il existe un double exposé au Musée du Louvre; ce tableau est particulièrement fascinant : Napoléon, après s'être couronné lui-même d'une parure semblable à celle des empereurs romains (il a d'ailleurs pris la couronne des mains du pape pour ce faire, une première dans l'histoire de la France) s'apprête à couronner son épouse Joséphine dans la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Après une visite éclair des appartements, j'ai bien envie de prendre l'air et d'aller me promener dans les jardins jusqu'au Grand Trianon, ou je ne suis encore jamais allée. Mais avant, un arrêt déjeuner s'impose: j'obtiens vite une table au restaurant Angelina, où je commande une salade de foie gras de canard et un verre de Chardonnay. Je profite de l'attente pour écrire un peu sur mon iPod touch et ainsi prendre de l'avance pour mon blog, jour 6.
Je reçois enfin mon vin et mon eau, et quelques instants plus tard la salade est déposée devant moi... Aahhh... Mon coeur s'arrête un instant : j'ai un morceau de foie gras si gros qu'il doit bien faire la moitié de l'organe... Soupir de bonheur gourmand, photos, puis j'attaque - avec retenue et élégance, on est quand même au château!
C'est tout de même hallucinant de penser que toute l'eau nécessaire au jeu des majestueuses fontaines et pour remplir les nombreux bassins vient de très loin, résulte d'un travail d'ingénierie très élaboré pour l'époque. Il a fallut faire venir l'eau d'une distance de plusieurs dizaines de km, et combattre un dénivellé qui allait à l'encontre du mouvement grâce à un savant système de pompes. Et seules les fontaines visibles du château pouvaient fonctionner toutes en même temps; les autres étaient actionnées à l'occasion seulement. Voir Wikipédia à ce sujet...
Après les jardins, je reviens dans la cour intérieure, beaucoup plus calme en cette fin de journée. La lumière de 16 h est toujours aussi belle pour la photographie et nimbe le château d'or lumineux.
Une journée, ça n'est pas assez pour visiter l'immensité du site : j'aurais bien aimé voir le Grand Trianon et le Petit Trianon, domaine de Marie-Antoinette; en trois visites, je ne les aurai jamais vu... La prochaine fois que je reviens, ce sera uniquement pour visiter ces lieux qui sont, paraît-il, d'un raffinement sans égal, du moins pour ce qui est du Grand Trianon, l'endroit où le roi pouvait se réfugier hors de l'agitation de la Cour de Versailles.


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