JOUR 1 : DÉCALAGE HORAIRE

MERCREDI 2 MARS 2011
 
Il faut en passer par là, bien sûr. Et plus on le vit, plus notre organisme sait comment faire pour rattraper le temps perdu. Mais la première journée demeure une journée dans le cirage.

Après un vol Montréal-Paris court et sans histoire, j'établis un record personnel de vitesse à Charles-de-Gaulle : je réussis à sortir de l'avion, passer les douanes, récupérer ma valise, me rendre à la gare RER et acheter ma passe Navigo en tout juste 50 minutes. Du jamais vu! Arrivée à Paris, je passe par l'ambassade du Canada, lieu de travail de mon copain François, pour cueillir les clés de son appartement où j'aurai la chance de séjourner pendant 9 jours.


Après un un 2 heures de sieste comateuse au possible, je réussis à me secouer les puces pour faire une balade en ville, histoire d'être bien fatiguée quand viendra l'heure de dormir pour vrai. Pour ce premier contact après une absence de 18 mois, je choisis d'aller faire un tour dans le quartier latin.

Sortie de métro Pont-Neuf : la Samaritaine se dresse devant moi, riche de promesses interdites...

Voilà quelques années déjà, cet ancien grand magasin a été fermé pour des raisons de sécurité. Dommage : du haut de sa terrasse située au 9e étage, la vue sur Paris est absolument magnifique. Et contrairement aux observatoires de la Tour Eiffel ou de la Tour Montparnasse, celui de la Samaritaine est encore assez près de la vie en contrebas pour qu'on se sente partie prenante de cette immensité urbaine. J'ai eu la chance d'y monter à 2 ou 3 reprises par le passé et je ressens une certaine mélancolie à la pensée que l'accès au public sera possiblement interdit à l'avenir.





















































Je traverse le Pont-Neuf et me retrouve dans l'agitation perpétuelle du Quartier Latin, le royaume de la crêpe au chocolat et du gyros démesurément gros. Le dit gyros j'ai bien sûr mangé pour dîner, ce qui ne surprendra personne.

Après un arrêt à la librairie Gibert Jeune pour acheter un roman à lire en cas d'insomnie, je continue à me promener au fil de l'inspiration. Je me retrouve finalement devant l'église Saint-Sulpice, celle-là même rendue célèbre par le Da Vinci Code de Dan Brown; le soleil de fin d'après-midi baigne la pierre austère d'une lumière douce et dorée, adoucissant l'architecture sévère. J'entre à l'intérieur par curiosité - je veux voir le fameux gnomon, la méridienne formée d'une obélisque et d'un fil de laiton incrusté dans le monument et sur le sol. Mais je ressors aussitôt, pressée de retrouver les couleurs chaudes du soleil à son déclin. Je prends plusieurs photos avec mon petit Canon car je voyage léger pour cette première balade.


La fatigue des dernières 18 heures se fait sentir... Je retourne à l'appartement où François m'attend, champagne à la main.

Y'en aura pas de facile, comme dirait l'autre...

2 commentaires:

  1. Salut soeurette, merci de nous partager tes frasques photographiques et culinaires! C'est comme si on y était...calories en moins! :) NatXX

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  2. Salut Danielle!Ton blog est vraiment intéressant à voir et à lire! Bravo!Belles photos!
    Marie-Andrée XX

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